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Laurence Bussière, suppléante

 

 

Laurence BUSSIERE est élue de La Fouillouse depuis 2001.

D'abord Adjointe de la communication et des jumelages, elle devient 1ère Adjointe au Maire, en charge de l'urbanisme, l'eau et l'assainissement en 2008.

Laurence BUSSIERE représente La Fouillouse au sein des différentes structures intercommunales, où elle suit notamment les dossiers liés à l'environnement et au développement durable.

 

Questions à Laurence BUSSIERE

Question : Vous êtes élue locale depuis plus d’une dizaine d’années, pourriez-vous nous préciser quelle est votre délégation en mairie de La Fouillouse ?

Elue depuis 2001 à La Fouillouse, j’ai acquis une certaine expérience dans des domaines assez  variés : eau, assainissement, communication, urbanisme, environnement, développement durable… et dans toutes les petites choses de la vie d’une commune qui rendent cette mission parfois difficile mais passionnante.
J’ai aussi acquis une expérience du fonctionnement administratif : des démarches qui m’ont parfois laissée perplexe, mais si on veut voir le bon côté des choses, qui nous laissent le temps de la réflexion avant d’aboutir. Il faut savoir s’adapter même si la logique n’est pas toujours évidente.
Cette expérience m’a fait prendre goût à l’engagement politique dans le bon sens du terme : être à la disposition des habitants, résoudre leurs problèmes et anticiper les besoins, les aménagements, les changements, pour améliorer la vie de tous.
Cet engagement à une échelle locale s’élargit maintenant à la 3ème  circonscription de la Loire en accompagnant François ROCHEBLOINE.

Question : Comment concevez-vous cet engagement ?

Je suis très honorée d’avoir été choisie par François ROCHEBLOINE pour devenir sa suppléante. Il est homme de terrain, de proximité et de grande expérience. Il veille aux équilibres à maintenir que ce soit dans la parité, dans les territoires.

Question : Pour vous, que représente la parité ?

Je pense qu’il est important que les femmes participent pleinement à la vie politique car elles apportent une vision et une compréhension différentes, plus proche des réalités et plus pragmatique. On ne peut pas laisser à l’écart la moitié de la population.
Mais l’essentiel ne me semble pas être uniquement un problème quantitatif. Au-delà du nombre de femmes en politique, je pense qu’il faut des élus compétents qui s’investissent réellement dans leur mandat.

Question : Comment décririez vous la 3ème circonscription ?

Nous avons une circonscription avec des communes très différentes, montagne, campagne, villages et villes moyennes, chacun avec ses atouts et ses problèmes, qu’il faut veiller à protéger, défendre ou développer ; ce que François ROCHEBLOINE a toujours cherché à faire avec tous les moyens dont il dispose : par sa présence aux manifestations, son soutien aux habitants en difficulté, aux associations, aux entreprises, sa participation financière quand il peut.

Question : Quel est pour vous le rôle du député ?

Il ne faut pas se tromper d’enjeu, lorsque nous votons aux élections législatives, nous choisissons celui qui nous rassemble et qui nous représente à l’Assemblée nationale pour voter des lois et  défendre des valeurs fondamentales de notre société : le travail, la famille, l’éducation et la justice.
Notre société évolue : ces valeurs s’effritent, se fissurent se dissolvent... Les gens ne sont plus responsables, ne se prennent plus en charge et sont assistés dans tous les domaines.

Question : Selon vous, quels sont les grands sujets à prendre en considération aujourd’hui ?

L’Etat doit assurer ses grandes missions mais il n’en a pas les moyens !
Il faut redonner du sens au travail, qui ne doit pas être une occupation mais un vrai travail, qui valorise celui qui le réalise et qui donne du sens à sa vie.
Bien sûr, il faut aussi aider celui qui en a besoin mais il ne faut pas que cela soit une solution de facilité.
L’éclatement de la famille rend la vie difficile pour ceux qui ne peuvent plus compter sur la solidarité familiale comme autrefois. Nos jeunes se retrouvent parfois dehors à 18 ans et nos ainés en maison de retraite, sans visite ni liens familiaux.
La solidarité est maintenant anonyme : on cotise et l’Etat se charge de tout, c’est plus confortable, la société se donne bonne conscience, on n’a plus de soucis individuels, ils sont gérés collectivement et l’on peut oublier nos devoirs.
Notre société se déshumanise et paradoxalement, les liens virtuels se multiplient à travers les réseaux sociaux sur internet. Là aussi, c’est plus confortable car on peut débrancher quand on veut... sauf parfois quand on « tweete » un peu trop vite sans en évaluer les conséquences.

Question : Cette actualité immédiate vous fait réagir ?

Et comment ! Oui, encore un petit mot sur l’actualité avec le projet de dépénalisation du cannabis prôné par un certain ministre (j’emploie le masculin car je ne suis pas solidaire dans ce cas) Quelle erreur et que de contradictions dans ce parti politique, à la fois partisan d’une rigueur extrême dans l’éviction de substances potentiellement à problème (en évoquant systématiquement le principe de précaution) et qui défend ici l’utilisation d’une substance dont les conséquences désastreuses sont malheureusement prouvées...
Il faut donc prendre un peu de hauteur face aux débats auxquels nous assistons en ce moment. Nous avons besoin d’hommes et de femmes politiques qui se recentrent sur l’essentiel, qui rassemblent et réunissent les Français,  qui leurs permettent de faire face aux enjeux qui s’annoncent difficiles, qui débattent des vrais problèmes à résoudre et non pas qui s’épuisent dans des discussions stériles à visée uniquement  électorale. Il faut un parlement où de véritables débats puissent se faire.
Pour toutes ces valeurs que nous défendons, pour lesquelles nous nous battons, pour limiter les dérives de notre société qui se déshumanise et devient plus violente.